Elections CNU 2011 : Profession de foi liste "ouverte et de reconstruction"

ven 02/05/2014 - 14:18

Élections pour le renouvellement de la section 19 du CNU

Les élections pour le renouvellement de la section 19 du CNU ont commencé, et tous les électeurs sont sur le point de recevoir, ou ont déjà reçu le matériel de vote.

L'AFS rappelle à ses adhérent(e)s qu'elle a participé à la constitution de la "Liste ouverte et de reconstruction", soutenue par l'AFS, l'ASES, le Sgen-CFDT et le Snesup-FSU, au sujet de laquelle toutes les informations nécessaires se trouvent sur ce lien.

Le comité exécutif de l'AFS

Exposé des motifs 19e section du CNU

« Pour une liste ouverte et de reconstruction »

Chères et Chers collègues,

La 19e section du CNU est depuis le printemps 2009 dans une situation de crise ouverte : des autopromotions, des non qualifications injustifiées, une opacité générale du fonctionnement ont conduit deux tiers de ses membres à démissionner à l’automne 2009. A cette occasion, un très large front s’est constitué associant des syndicats (Snesup, Sgen…) et les associations professionnelles (ASES, AFS) pour demander le renouvellement anticipé de la section 19. Le Ministère a refusé, malgré l’ampleur de la crise, d’y procéder par la voie électorale.

Dès lors les élections prochaines prennent un relief particulier. On le sait, les pouvoirs du CNU sont élargis, sommé qu’il est de procéder à l’évaluation récurrente et permanente des enseignants-chercheurs, pas seulement donc lorsqu’ils demandent une promotion ou leur qualification Pr. On comprendra dès lors que la nouvelle constitution du CNU soit en sociologie et démographie, plus encore que dans d’autres disciplines, un enjeu majeur.

C’est en effet bien à la reconstruction de la 19e section qu’il faut œuvrer afin de sortir définitivement de la crise et d’éviter que de tels événements puissent se reproduire.

Ouverte, cette liste respecte à la fois le pluralisme des idées et un certain nombre de règles déontologiques. Elle est animée par des collègues reconnus dans nos disciplines, démographie et sociologie. Elle recherche le soutien des différentes organisations syndicales, des associations ainsi que des collègues à titre individuel qui partagent un même souci, celui de sortir d’une situation qui met en danger la discipline.

Liste de reconstruction, elle est conduite par des collègues dont les pratiques passées et les compétences en matière de collégialité font autorité dans la discipline. Ces exigences excluent logiquement de ce projet les élus qui n’ont pas entendu les appels répétés de notre communauté scientifique, n’ont pas rendu compte suffisamment de leur activité et des critères de leurs évaluations, et ont refusé ensuite de démissionner.

Ces points essentiels étant précisés, ce projet se construit avant tout positivement et entend réaffirmer un certain nombre de principes qui doivent constituer le socle d’un métier et d’une discipline communs.

Nous proposons tout d’abord une liste dont la composition respecte autant que possible la parité Femmes / Hommes, les différents courants théoriques de la sociologie et de la démographie. Dans le même esprit, nous avons tenu compte de l’origine géographique et institutionnelle dans la composition de cette liste afin d’assurer une bonne représentation Province / Paris ainsi que des différents types d’établissements dans lesquels sont enseignés la sociologie et la démographie.

Sur le plan des principes fondamentaux, les élus de cette liste de reconstruction auront durant la durée de leur mandat à :

  • Réaffirmer tout d’abord leur attachement au statut d’enseignant-chercheur, à la nécessité de toujours associer enseignement et recherche, ce qui les conduira tout naturellement à s’opposer à toute modulation contrainte des services.

    - Utiliser pleinement les articles du nouveau décret qui favorisent la transparence des décisions.

    - S’appuyer sur la charte établie par l’ASES pour aller plus loin dans le respect de règles déontologiques. Ainsi nos élus s’interdiront de promouvoir d’autres membres du CNU (qu’ils soient nommés ou élus) pendant la durée de leur mandat et demanderont un vote de la section sur ce point. Ils s’interdisent aussi logiquement de s’auto-attribuer des CRCT. Pour les MCF, ils s’engagent à démissionner avant la fin de la session précédant le dépôt d’une demande de qualification en PR. Ils resteront également attentifs aux promotions locales de membres du CNU afin que les nouvelles règles de transparence ne soient pas contournées.

    La reconstruction de la 19e section passe également par :

    - Un positionnement clair à l’égard de l’évaluation des enseignants chercheurs. La carrière des enseignants-chercheurs est parsemée de formes d’évaluation diverses (jury de thèse, qualification CNU, habilitation à diriger des recherches, examen d’articles en comité de lectures, demande de promotion, etc.). Le principe d’évaluation contenu dans la LRU est d’une autre nature car il est directement lié à la « modulation de service » et pourrait conditionner avancements et « primes ». Dans ces conditions, les nouvelles compétences du CNU en la matière deviennent l’instrument possible d’un affaiblissement de la cohésion du statut des enseignants chercheurs. Nous prenons acte du non retrait de cette disposition des textes réglementaires, au demeurant très flous, et nous engageons à tout mettre en œuvre pour rendre l’évaluation conforme à nos principes déontologiques face à ces perspectives coercitives de modulation des services et de mise en concurrence des collègues.

    Nous affirmons notre refus de la hiérarchisation par l’évaluation A B C et celui de la transmission de rapports quadriennaux susceptibles d’être instrumentalisés localement par les chefs d’établissements appliquant avec zèle les mots d’ordre ministériels. Nous nous engageons à mettre en œuvre collectivement les moyens de neutraliser cette évaluation et à en tenir informée la communauté scientifique.

    - La définition de critères clairs dans l’évaluation des dossiers de qualification et de promotion. L’équité suppose la prise en compte, de l’ensemble des activités des enseignants- chercheurs (enseignement, recherche, responsabilités collectives). Elle passe aussi par la considération des contraintes locales dans l’exercice de nos activités et dès lors la correction de certaines des inégalités qui en découlent (inégalités hommes/femmes, établissements où faire de la recherche est difficile…). Cela implique le rejet de toute évaluation purement quantitative des dossiers. Les critères bibliométriques ne peuvent se substituer à l’évaluation de fond des dossiers qui passe par la lecture effective des travaux des candidats dont les supports de publication (livres, articles…) peuvent apparaître de diverses façons dans les parcours.

    - La publication sur le site de la section CNU des critères d’évaluation des candidats en amont de chaque session et d’un rapport détaillé précisant statistiques à l’appui les taux de qualification obtenus à la fin de la session en fonction d’un nombre de critères objectifs (sexe, établissement d’origine, publications…). Cette publicité des résultats ira de pair avec une rediscussion régulière des critères d’évaluation publiés par les autres sections.

CONSEIL NATIONAL DES UNIVERSITES

Section : 19 – Collège : A Sociologie, démographie

LISTE Liste ouverte et de reconstruction, soutenue par les associations professionnelles (ASES & AFS) et des syndicats (Sgen-CFDT et Snesup- FSU)

1 M. OLIVIER MARTIN - UNIVERSITE PARIS 5 (RENE DESCARTES) (TITULAIRE) Melle ISABELLE SOMMIER - UNIVERSITE PARIS 1 (PANTHEON-SORBONNE) (SUPPLEANT)

2 M. ISABELLE ASTIER - UNIVERSITE D'AMIENS (TITULAIRE) M. MICHEL DUBOIS - UNIVERSITE PARIS 4 (PARIS-SORBONNE) (SUPPLEANT)

3 M. CHOUKRI BEN AYED - UNIVERSITE DE LIMOGES (TITULAIRE) M. MARC LEROY - UNIVERSITE DE REIMS (SUPPLEANT)

4 Mme CECILE LEFEVRE - UNIVERSITE PARIS 5 (RENE DESCARTES) (TITULAIRE) M. CHRISTOPHE BERGOUIGNAN - UNIVERSITE BORDEAUX 4 (SUPPLEANT)

5 M. JEAN-MARC STEBE - UNIVERSITE NANCY 2 (TITULAIRE) M. FRÉDÉRIC LEBARON - UNIVERSITE D'AMIENS (SUPPLEANT)

6 Mme VALERIE BOUSSARD - UNIVERSITE PARIS 10 (TITULAIRE) M. PHILIP MILBURN - UNIVERSITE VERSAILLES/SAINT-QUENTIN (SUPPLEANT)

7 M. JEAN-LOUIS FABIANI - EHESS PARIS (TITULAIRE) Melle VIOLAINE ROUSSEL - UNIVERSITE PARIS 8 (SUPPLEANT)

8 Mme JOCELYNE STREIFF-FENART - UNIVERSITE DE NICE (SOPHIA ANTIPOLIS) (TITULAIRE) M. AHMED BOUBEKER - UNIVERSITE DE METZ (SUPPLEANT)

9 M. JEAN-YVES AUTHIER - UNIVERSITE LYON 2 (LUMIERE) (TITULAIRE) M. JEAN-NOEL RETIERE - UNIVERSITE DE NANTES (SUPPLEANT)

10 Melle ARLETTE GAUTIER - UNIVERSITE DE BREST (TITULAIRE) Melle ANNE-MARIE DEVREUX - UNIVERSITE PARIS 8 (SUPPLEANT)

11 M. PHILIPPE BATAILLE - EHESS PARIS (TITULAIRE) M. FRANCOIS DE SINGLY - UNIVERSITE PARIS 5 (RENE DESCARTES) (SUPPLEANT)

12 Mme DENISE MESPOULET épouse MESPOULET GREAU - UNIVERSITE DE NANTES (TITULAIRE) Mme MARIE BELLAT épouse DURU - I.E.P DE PARIS (SUPPLEANT)

CONSEIL NATIONAL DES UNIVERSITES

Section : 19 – Collège : B Sociologie, démographie

LISTE Liste ouverte et de reconstruction, soutenue par les associations professionnelles (ASES & AFS) et des syndicats (Sgen-CFDT et Snesup- FSU)

1 M. SYLVAIN LAURENS - UNIVERSITE DE LIMOGES (TITULAIRE) M. NICOLAS SEMBEL - UNIVERSITE BORDEAUX 4 (SUPPLEANT)

2 Melle LAURE PITTI - UNIVERSITE PARIS 8 (TITULAIRE) Melle CHRISTELLE AVRIL - UNIVERSITE PARIS 13 (SUPPLEANT)

3 M. HERVE MARCHAL - UNIVERSITE NANCY 2 (TITULAIRE) M. FRANCK POUPEAU - UNIVERSITE PARIS 8 (SUPPLEANT)

4 Melle CÉLINE BESSIERE - UNIVERSITE PARIS-DAUPHINE (TITULAIRE) Mme CHRISTINE DETREZ - ECOLE NORMALE SUPERIEURE DE LYON (SUPPLEANT)

5 M. BAPTISTE COULMONT - UNIVERSITE PARIS 8 (TITULAIRE) M. FRANÇOIS DENORD - EHESS PARIS (SUPPLEANT)

6 Mme OLIVIA SAMUEL - UNIVERSITE VERSAILLES/SAINT-QUENTIN (TITULAIRE) M. PASCAL SEBILLE - UNIVERSITE PARIS 10 (SUPPLEANT)

7 M. SEVERIN MULLER - UNIVERSITE LILLE 1 (SC et TECHNOLOGIES) (TITULAIRE) M. FABRICE GUILBAUD - UNIVERSITE D'AMIENS (SUPPLEANT)

8 Melle SOPHIE BERNARD - UNIVERSITE PARIS-DAUPHINE (TITULAIRE) M. MATTHIEU HELY - UNIVERSITE PARIS 10 (SUPPLEANT)

9 M. REMY CAVENG - UNIVERSITE D'AMIENS (TITULAIRE) M. EMMANUEL LANGLOIS - UNIVERSITE BORDEAUX 2 (SUPPLEANT)

10 Mme FREDERIQUE LEBLANC - UNIVERSITE PARIS 10 (TITULAIRE) Melle COLINE CARDI - UNIVERSITE PARIS 8 (SUPPLEANT)

11 M. DAVID MELO - UNIVERSITE D'ORLEANS (TITULAIRE) M. NICOLAS REBIERE - UNIVERSITE BORDEAUX 4 (SUPPLEANT)

12 Melle SIMONA TERSIGNI - UNIVERSITE RENNES 2 (TITULAIRE) Mme ELISE PENALVA épouse ICHER - UNIVERSITE PARIS-DAUPHINE (SUPPLEANT)