Communiqués

Les communiqués de l'ASES

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Désobéir à Parcoursup - Communiqué de l’ASES

lun 12/03/2018 - 13:42

Alors que la loi ORE vient d'être adoptée au pas de charge et que les lycéens et lycéennes doivent avoir candidaté sur Parcoursup d'ici mardi, vous trouverez ici un communiqué de l’ASES relatif aux actions de désobéissance qui s'organisent dans diverses UFR.

Primes à l'université - communiqué de l'ASES

dim 12/11/2017 - 15:11

L'ASES a pris connaissance de différentes initiatives locales des présidences d'universités en matière de rémunération des enseignants-chercheurs parmi lesquelles :

-ce courrier, pour le moins étonnant, émanant de la présidence de Paris 13 assurant que les collègues titulaires seront bien rémunérés pour le mois de décembre.
-la mise en place d'un régime de primes à l'université de Strasbourg (dans un contexte de gel du point d'indice et d'augmentation non compensée de la CSG dans la fonction publique à partir de janvier 2018) qui fait l'objet d'une contestation locale : http://alternative2017.eu/index.php/2017/11/07/a-qui-profitera-la-nouvelle-prime-de-luniversite-de-strasbourg/
 
L'ASES réaffirme son attachement au principe selon lequel les enseignants-chercheurs sont des fonctionnaires dont le traitement est déterminé par leur grade dont ils sont les titulaires. C'est bien ce rattachement au statut de la fonction publique qui leur permet de se dévouer librement dans leurs missions.
 

Pétition Concours CNRS 2017 : la sociologie déclassée, l’autonomie scientifique remise en cause

mer 14/06/2017 - 16:52

La section 36 du CNRS regroupe une vingtaine de sociologues (2/3) et de juristes (1/3), élu·e·s et nommé·e·s pour cinq ans pour évaluer et classer par ordre de mérite scientifique les candidat·e·s au métier de chercheur·e en droit et en sociologie. En 2017, trois postes de « chargé·e·s de recherche 2ème classe » (le grade habituel d’entrée dans la fonction de chercheur·e) ont été mis au concours. Fin mars 2017, à l’issue de la procédure d’évaluation effectuée par la section 36 siégeant en formation de jury d’admissibilité, deux sociologues ont été classés premiers ex-æquo, deux autres occupant les 4ème et 5ème places, et deux juristes étant classées en 3ème et 6ème position.

A l’issue de cette phase d’admissibilité, les propositions de classement des sections ont été examinées par un jury d’admission réuni au niveau de l’INSHS. Ce jury relève des disciplines de sciences humaines et sociales dans leur ensemble et compte également du personnel administratif. À la surprise générale, le 6 juin 2017, ce jury d’admission est allé à l’encontre de la décision du jury d’admissibilité de la section 36 en remaniant de fond en comble la liste des candidats admissibles : sur les six candidats classés, les quatre sociologues ont été exclus, ce qui constitue une remise en cause sans précédent du travail du jury d’admissibilité.

Alors que l’un des trois postes mis au concours n’a pas été attribué par le jury d’admission, les sociologues n’ont pas seulement été déclassé·e·s mais littéralement effacé·e·s de la liste complémentaire, ce qui témoigne d’une véritable volonté de ne pas attribuer de poste à cette discipline. Sans la moindre explication, en une demi-journée, le jury d’admission s’est substitué au jury d’admissibilité et a remis en cause un travail collégial de plusieurs mois d’évaluation de plus de deux cents projets de recherche et dossiers de candidature, puis d’audition d’une cinquantaine de candidat·e·s.

Jamais un jury d’admission n’avait désavoué avec une telle ampleur le travail du jury d’admissibilité. Cette décision constitue :

- une atteinte grave et sans précédent à l’autonomie scientifique de la section, un déni de la légitimité de ses membres – et, du même coup de celle de l’ensemble de la communauté scientifique dont ils sont l’émanation –, et plus généralement du principe fondamental de l’évaluation par les pairs ;
- une attaque de la sociologie en tant que discipline scientifique ;
- un discrédit qui entache les concours d’entrée au CNRS ;
- un très mauvais signal envoyé aux candidat·e·s aux métiers de la recherche et de l’enseignement supérieur dans un contexte de raréfaction des postes et de précarisation croissante ;
- un préjudice inacceptable pour les deux candidats classés en rang « utile » puis exclus du concours, qui ont cru à la fin tant espérée de plusieurs années de précarité et ont vu leurs espoirs déçus par une décision incompréhensible.

Nous demandons donc à la direction du CNRS la révision de cette décision.

 

Liste des signataires et pétition en ligne ici :


https://www.change.org/p/pr%C3%A9sident-du-cnrs-concours-cnrs-2017-la-sociologie-d%C3%A9class%C3%A9e-l-autonomie-scientifique-remise-en-cause?recruiter=88673926&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition

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