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25 avril 2018

Démission de la commission d'examen des voeux - Mode d'emploi

Face à Parcoursup, plusieurs stratégies ont été proposées et sont (parfois) expérimentées suivant le contexte local et le rapport de force, certaine-s- collègues pensent pouvoir classer "tout le monde ex aequo" pour contourner le dispositif; quand cette option n'est pas envisageable, ne reste semble-t-il qu'une seule possibilité celle de démissionner de la commission d'examen des voeux. C'est pourquoi des collègues proposent cette lettre de démission pour accompagner et expliciter cette démarche. Le CA de l'ASES en a débattu et la soutient".

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03 avril 2018

Carte de France des universités en lutte

Actualité des motions : voir le site actualisé de Sauvons l'Université !, qui recense les départements, les UFR et les universités qui refusent de classer et de sélectionner les étudiants

Actualité de la mobilisation dans les établissements (source CGT)

 

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Chez les autres

16 mars 2018

L'ANCMSP appelle à se mobiliser contre Parcoursup

Bonjour à tou.te.s,

Alors que la loi ORE a été promulguée le 8 mars dernier se ferment désormais – telles les portes d’un caveau sur ce qu’il restait de « public » à l’entrée de l’université – les inscriptions sur la plateforme de tri social « Parcoursup ».
Des syndicats timorés, soucieux de garder la face en n’appelant qu’à de bien mornes et très parsemées journées de (dé)mobilisation afin de conserver leur crédit auprès du ministère, beaucoup d’enseignant.e.s chercheur.ses (dé)mobilisé.e.s, déjà acculé.e.s de tâches supplémentaires, dont même le spectre d’une nouvelle venant s’additionner à une liste déjà longue n’aura pu les pousser à la grève, et des précaires… précarisé.e.s, pris.e.s dans la course aux très rares postes, aux réseau et CV.

À peine un grappillage de quelques postes supplémentaires en renfort a-t-il été obtenu en contrepartie de la mise en place d’une réforme qui entérine l’exclusion des bancs des universités – exclusion déjà bien amorcée par la généralisation des cursus sélectifs, « double-diplôme » et autres bi-licences dont sont friandes les composantes de science politique.
La course à l’« excellence » que se livrent établissements supposément centraux va pouvoir aller de plus belle ! Plus besoin de se contenter des perspectives plus ou moins socialement joyeuses qu’offrent la localisation de son établissement au sein de tel ou tel territoire, désormais dehors les bac pro, dehors les bac techno (1), dehors la/e bachelièr.e qui n’a pas, durant sa scolarité, fait état d’un « intérêt pour les questions transnationales ainsi que pour la diversité des systèmes politiques et sociaux » (2).
Qu’elle sera belle, notre science politique, déjà si socialement sélective (3), une fois débarrassée de celles et ceux qui, par le hasard du tirage au sort, avaient pu se frayer un chemin au milieu de leurs bourgeois camarades. Nul besoin alors de chercher des terrains exotiques pour mener une sociologie des classes supérieures, de l’entre-soi et du confinement social. Voilà un cas d’école de fermeture d’un espace social à une minorité répondant aux attendus – ou plutôt aux attributs – que l’on exige d’elle, qui ravira nos institutions de tutelle si soucieuses de réduire les coûts de la recherche en sciences sociales! Elle ne manquera pas non plus de satisfaire les opposants politiques de la sociologie. Remettre en question la démocratisation de l’université revient en effet à balayer d’un revers de main des décennies de recherches académiques. Quand l’« excellence » se substitue à la science…

Face aux actions prises par les étudiant.e.s mobilisé.e.s sur leurs lieux d’études – AG, blocages, départs en manifestation, journées banalisées, occupations –, nous ne pouvons y répondre uniquement par des motions promettant de ne pas appliquer la loi ou d’en laisser le soin à d’autres, car il restera toujours une bonne âme qui, sous contrainte et à la dernière minute, se farcira le travail. Une bonne âme sans doute précaire, payée une heure de travail pour 60 dossiers triés, qui n’aura pas la possibilité de se mettre en porte-à-faux avec ses supérieur.e.s.
Nous saluons toute action visant à enrayer le processus de sélection que l’on veut nous imposer, mais grèves et occupation de son lieu de travail ne doivent pas être renvoyées à l’histoire des luttes passées.
Pour nous la chose est entendue, la ligne rouge a été franchie – si elle ne l’était pas déjà – et nous n’avons plus le temps de tergiverser.
Alors parlons-nous, car bien que nous soyons fractionné.e.s et divisé.e.s par des statuts toujours plus nombreux et renvoyant à des réalités quotidiennes différentes, nous avons en commun une même volonté de défendre les missions sociales de l’université publique.

Œuvrons donc ensemble pour elles, et montrons nous, collègues mobilisé.e.s., dans la rue et sur nos lieux de travail les 15 et 22 mars et les jours suivants, car sur notre action repose l’avenir de l’enseignement supérieur.