• Déclassements au CNRS - Rassemblons nous le 27 juin, 9h30, dans la cour du CNRS

    Comme vous le savez  le classement proposé cette année par les membres de la section 36 (sociologie et droit) du Comité national du CNRS réunis en jury d’admissibilité a été totalement désavoué par le jury d’admission :

     

    -      Une liste de deux noms a remplacée celle de six noms pour un concours où trois postes étaient ouverts,

    -      Tous les sociologues, initialement 1ers ex-aequo, 4ème et 5ème, ont été exclus du classement,

    -       Aucune liste complémentaire à celle des deux juristes n’a été retenue (en cas de désistement de l’une de ces candidates, personne ne pourra donc bénéficier du poste).

     

    En signant la pétition lancée par le Comité de liaison SNCS de la section 36 il y a une semaine, plus de 2700 personnes ont demandé la révision de cette décision qui constitue une attaque contre la sociologie mais aussi une atteinte grave et sans précédent à l’autonomie scientifique de la section et plus généralement au principe fondamental de l’évaluation par les pairs.

     

    D’autres déclassements ont eu lieu dans différentes sections de l’INSHS (notamment en sections 35 et 39) qui mettent aussi en cause le travail d’évaluation des membres du comité national siégeant dans ces sections et inquiètent la communauté scientifique qu’ils représentent.

     

    Rassemblons-nous le 27 juin à 9h30

    dans la cour du CNRS

    3, rue Michel Ange, 75016 Paris,

     

    lors du Conseil Scientifique de l’Institut, pour déposer la pétition signée par plus de 2700 collègues et interpeller la direction de l’INSHS et plus largement la présidence du CNRS sur cette politique de recrutement qui constitue une attaque évidente au principe d’évaluation scientifique par les pairs.

     

    Comité de liaison SNCS section 36

     

    Pour signer la pétition :

    https://www.change.org/p/président-du-cnrs-concours-cnrs-2017-la-sociologie-déclassée-l-autonomie-scientifique-remise-en-cause?recruiter=88673926&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition

     

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  • Actes de la recherche en sciences sociales - Soutien à la section 36

    Le comité de rédaction d’Actes de la recherche en sciences sociales témoigne de son entière solidarité à l’égard des candidats sociologues, qui ont été éliminés par le jury d’admission de l’InSH, ainsi qu’à l’égard des membres la section 36 du comité national, dont le classement a été très largement piétiné (concours CR2 36/04). La décision du jury d’admission a des allures de sanction à l’encontre d’une discipline, et elle n’est pas sans évoquer une haine de la sociologie, vieille passion française, que les mots d’ordre dont la direction de l’InSHS aime se réclamer (innovation, internationalisation, avenir, foi dans la science) ne parviennent pas à dissimuler. Justifiée par la direction de l’InSHS par la volonté de « veiller à ce que la politique d’excellence des recrutements menés par l’organisme soit mise en œuvre dans toutes les sections », cette décision est par ailleurs le produit d’une politique bureaucratique dont la revue avait contesté les orientations dès 2004 lors de la publication d’une enquête sur les périodiques (Actes de la recherche, n°155).

    Dans une lettre du 14 juin 2017 le directeur de l’InSHS affirme que le jury d’admission (qu’il préside) est « comme les jurys d’admissibilité », un « jury de pairs ». Il y a pourtant une différence majeure entre les deux et il est pour le moins étonnant que le responsable d’une institution scientifique puisse feindre de l’ignorer. Le jury d’admission rassemble des pairs appartenant à des disciplines très différentes exécutant une politique, non pas définie dans l’univers scientifique, mais satisfaisant à des injonctions externes. Le jury d’admissibilité est quant à lui composé d’une majorité de membres de la discipline (dont des élus) qui jugent les candidatures à la lecture des travaux et des projets des candidat.e.s et après un débat direct avec elles et eux.

    Pour Actes de la recherche en science sociales, revue engagée depuis 42 ans dans la publication de recherches internationales, il s’agit là d’éléments infiniment plus importants pour recruter des chercheur.e.s que la définition formelle de l’excellence en référence à un cursus honorum standardisé et en décalage avec la réalité des trajectoires de la majorité des jeunes chercheur.e.s. Cette rhétorique répétée ad nauseam par une génération au pouvoir académique depuis bien trop longtemps, et qui n’a pas eu à subir ces contraintes, amplifie les inégalités criantes qui traversent le système de formation à la recherche de notre pays, conduit à sacrifier une partie d’une génération qui ne peut se défendre et ne semble chercher à servir que les intérêts bien compris des disciplines et groupes bien en cour.

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  • Soutien du CNU 19 à la section 36 du CNRS (affaire des déclassements)

    Motion du CNU 19
    En soutien à la demande de révision de la décision du jury d’admission de l’INSHS suite aux déclassements des candidats classés par la section 36 du Comité national du CNRS
     
    Les membres de la section 19 du CNU (sociologie, démographie) tiennent à exprimer leur profond étonnement et leur inquiétude face à la décision prise par le jury d’admission 2017 de l’INSHS du CNRS de déclasser les deux candidats classés 1er ex aequo au concours de CR2,  candidats tous deux sociologues, et de ne retenir que les deux candidats juristes classés 3e et 6e par la section 36 du comité national, ce qui aboutit de surcroît à geler un poste sur les trois mis au concours de CR2.
    Cette décision revient à déjuger le travail effectué par l’instance d’évaluation que constitue la section 36, et remet en cause le principe de jugement par les pairs sur lequel repose le fonctionnement de cette instance.
    Les membres de la section 19 du CNU déplorent vivement une telle décision et réaffirment leur attachement à l’autonomie scientifique des instances d’évaluation de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et à la confiance qui doit être accordée à leurs membres par les instances de tutelle.
    Les membres de la section 19 du CNU expriment leur soutien envers toutes les initiatives en cours visant à demander la révision de la décision du jury d’admission.
     
    Adopté à l’unanimité le 21 juin par vote électronique secret
    65 votants (sur 72) : 62 « oui », 3 « ne se prononce pas »

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  • La Direction veut piloter directement le recrutement de chercheurs (SNTRS-CGT)

     

    Communiqué du SNTRS-CGT

    Concours des chargés de recherche au CNRS :

    La Direction veut piloter directement le recrutement de chercheurs

     

    La qualité du recrutement des chercheurs du CNRS repose sur le niveau scientifique des lauréats et la qualité du projet de recherche qu’ils souhaitent mettre œuvre. La pratique des jurys d’admissibilité est après un long travail de sélection collégiale, de classer des dossiers tous d’excellente qualité sur des profils de candidats à spectre scientifique large.

    Or, avec l’accord de la Direction du CNRS, les jurys d’admission n’hésitent plus à remanier de fond en comble certains classements de candidats établis par les jurys d’admissibilité. Les Directions d’instituts imposent le coloriage ou le fléchage de nombreux postes sur des thématiques ou des laboratoires.

    Cette remise en cause des prérogatives des jurys d’admissibilité témoigne d’un arbitraire institutionnel inacceptable qui manifeste une dérive inquiétante quant au respect accordé au jugement des pairs. (...)

     

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23 juin 2017

Déclassements au CNRS - Rassemblons nous le 27 juin, 9h30, dans la cour du CNRS

Comme vous le savez  le classement proposé cette année par les membres de la section 36 (sociologie et droit) du Comité national du CNRS réunis en jury d’admissibilité a été totalement désavoué par le jury d’admission :

 

-      Une liste de deux noms a remplacée celle de six noms pour un concours où trois postes étaient ouverts,

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-       Aucune liste complémentaire à celle des deux juristes n’a été retenue (en cas de désistement de l’une de ces candidates, personne ne pourra donc bénéficier du poste).

 

En signant la pétition lancée par le Comité de liaison SNCS de la section 36 il y a une semaine, plus de 2700 personnes ont demandé la révision de cette décision qui constitue une attaque contre la sociologie mais aussi une atteinte grave et sans précédent à l’autonomie scientifique de la section et plus généralement au principe fondamental de l’évaluation par les pairs.

 

D’autres déclassements ont eu lieu dans différentes sections de l’INSHS (notamment en sections 35 et 39) qui mettent aussi en cause le travail d’évaluation des membres du comité national siégeant dans ces sections et inquiètent la communauté scientifique qu’ils représentent.

 

Rassemblons-nous le 27 juin à 9h30

dans la cour du CNRS

3, rue Michel Ange, 75016 Paris,

 

lors du Conseil Scientifique de l’Institut, pour déposer la pétition signée par plus de 2700 collègues et interpeller la direction de l’INSHS et plus largement la présidence du CNRS sur cette politique de recrutement qui constitue une attaque évidente au principe d’évaluation scientifique par les pairs.

 

Comité de liaison SNCS section 36

 

Pour signer la pétition :

https://www.change.org/p/président-du-cnrs-concours-cnrs-2017-la-sociologie-déclassée-l-autonomie-scientifique-remise-en-cause?recruiter=88673926&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition

 

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22 juin 2017

Actes de la recherche en sciences sociales - Soutien à la section 36

Le comité de rédaction d’Actes de la recherche en sciences sociales témoigne de son entière solidarité à l’égard des candidats sociologues, qui ont été éliminés par le jury d’admission de l’InSH, ainsi qu’à l’égard des membres la section 36 du comité national, dont le classement a été très largement piétiné (concours CR2 36/04). La décision du jury d’admission a des allures de sanction à l’encontre d’une discipline, et elle n’est pas sans évoquer une haine de la sociologie, vieille passion française, que les mots d’ordre dont la direction de l’InSHS aime se réclamer (innovation, internationalisation, avenir, foi dans la science) ne parviennent pas à dissimuler. Justifiée par la direction de l’InSHS par la volonté de « veiller à ce que la politique d’excellence des recrutements menés par l’organisme soit mise en œuvre dans toutes les sections », cette décision est par ailleurs le produit d’une politique bureaucratique dont la revue avait contesté les orientations dès 2004 lors de la publication d’une enquête sur les périodiques (Actes de la recherche, n°155).

Dans une lettre du 14 juin 2017 le directeur de l’InSHS affirme que le jury d’admission (qu’il préside) est « comme les jurys d’admissibilité », un « jury de pairs ». Il y a pourtant une différence majeure entre les deux et il est pour le moins étonnant que le responsable d’une institution scientifique puisse feindre de l’ignorer. Le jury d’admission rassemble des pairs appartenant à des disciplines très différentes exécutant une politique, non pas définie dans l’univers scientifique, mais satisfaisant à des injonctions externes. Le jury d’admissibilité est quant à lui composé d’une majorité de membres de la discipline (dont des élus) qui jugent les candidatures à la lecture des travaux et des projets des candidat.e.s et après un débat direct avec elles et eux.

Pour Actes de la recherche en science sociales, revue engagée depuis 42 ans dans la publication de recherches internationales, il s’agit là d’éléments infiniment plus importants pour recruter des chercheur.e.s que la définition formelle de l’excellence en référence à un cursus honorum standardisé et en décalage avec la réalité des trajectoires de la majorité des jeunes chercheur.e.s. Cette rhétorique répétée ad nauseam par une génération au pouvoir académique depuis bien trop longtemps, et qui n’a pas eu à subir ces contraintes, amplifie les inégalités criantes qui traversent le système de formation à la recherche de notre pays, conduit à sacrifier une partie d’une génération qui ne peut se défendre et ne semble chercher à servir que les intérêts bien compris des disciplines et groupes bien en cour.

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21 juin 2017

Soutien du CNU 19 à la section 36 du CNRS (affaire des déclassements)

Motion du CNU 19
En soutien à la demande de révision de la décision du jury d’admission de l’INSHS suite aux déclassements des candidats classés par la section 36 du Comité national du CNRS
 
Les membres de la section 19 du CNU (sociologie, démographie) tiennent à exprimer leur profond étonnement et leur inquiétude face à la décision prise par le jury d’admission 2017 de l’INSHS du CNRS de déclasser les deux candidats classés 1er ex aequo au concours de CR2,  candidats tous deux sociologues, et de ne retenir que les deux candidats juristes classés 3e et 6e par la section 36 du comité national, ce qui aboutit de surcroît à geler un poste sur les trois mis au concours de CR2.
Cette décision revient à déjuger le travail effectué par l’instance d’évaluation que constitue la section 36, et remet en cause le principe de jugement par les pairs sur lequel repose le fonctionnement de cette instance.
Les membres de la section 19 du CNU déplorent vivement une telle décision et réaffirment leur attachement à l’autonomie scientifique des instances d’évaluation de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et à la confiance qui doit être accordée à leurs membres par les instances de tutelle.
Les membres de la section 19 du CNU expriment leur soutien envers toutes les initiatives en cours visant à demander la révision de la décision du jury d’admission.
 
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Chez les autres

15 juin 2017

Qui veut la peau de la sociologie ?

Alors qu'une pétition contre l'éviction de la sociologie au concours CNRS prend de l'ampleur, retour en archives avec Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron, Bernard Lahire et Jean-Louis Fabiani, sur les débats autour de l'utilité ou de la scientificité de la sociologie.
13 décembre 2016

Dossier : l’Université saisie par le néolibéralisme, entre marchandisation et résistances

L’Université est au cœur du processus de marchandisation néolibérale, au moins depuis le début des années 2000. Mise en concurrence des équipes de recherche, mise en marché de l’enseignement supérieur, libéralisation ou augmentation des frais d’inscription, développement des établissements privés, introduction de logiques commerciales et d’acteurs capitalistes… la marchandisation prend plusieurs formes et transforme les conditions de travail et d’existence des universitaires, des personnels administratifs et techniques, mais aussi des étudiant·e·s. Si les mobilisations ont été nombreuses – en France comme ailleurs (Chili, Québec, etc.) –, avec plus de défaites que de victoires, ces résistances ont contribué à former une jeunesse fortement mobilisée contre le capitalisme néolibéral et ont posé les jalons d’un projet d’Université – libérée des impératifs marchands, gratuite et émancipatrice.