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Université d'Orléans : “la pire rentrée depuis dix ans” (Magcentre)

lun 15/10/2018 - 17:49

La FSU, Fédération Syndicale Unitaire estime qu’avec la forte augmentation d’étudiants inscrits cette année (400 de plus soit 11%) en première année de licence, cette rentrée 2018 est la “pire depuis dix ans”. Le syndicat dénonce la politique de la présidence contrainte à des économies à la suite de la gestion précédente en ces termes. Le président Ary Bruands’était exprimé en des termes différents sur cette rentrée universitaire récemment sur RCF.

Voir aussi ci-après le communiqué de la FSU: https://histoiresduniversites.wordpress.com/2018/10/15/orleans-en-crise-financiere/

L'ANCMSP s'oppose au "Plan étudiants"

dim 03/12/2017 - 20:40

Le projet de loi présenté par le gouvernement, sous couvert d’un argument technique pour l’orientation des étudiant·e·s, constitue en réalité la première étape d’un projet de transformation radicale du système d’enseignement supérieur français, auquel l’ANCMSP s’oppose.

La réforme des conditions d’entrée à l’université pour la rentrée 2018 initiée depuis cet été par le gouvernement vise officiellement à lutter contre « le taux d’échec de 60% en licence » [1] et à « accompagner chacun vers la réussite ». À cette fin sont définis des pré-requis nationaux qui serviront de critères pour sélectionner les étudiant·e·s à l’entrée des filières. Autrement dit : plutôt que de motiver une politique ambitieuse d’accompagnement des étudiant·e·s les plus en difficulté, au nom de la démocratisation de l’enseignement supérieur, la question du « niveau » des étudiant·e·s est prise à l’envers afin de justifier leur relégation à l’extérieur ou aux confins d’une Université toujours plus détournée de  ses missions.

Ces dispositifs ne manqueront pas en effet d’aggraver les logiques de sélection par l’origine sociale qui conditionnent d’ores et déjà l’accès et les chances de réussite dans l’enseignement supérieur [2]. Cette réforme va accentuer la dualité inégalitaire du système d’enseignement supérieur français, entre les filières qui sont destinées aux étudiant·e·s les plus favorisé·e·s, qui bénéficient le plus des dépenses d’éducation, et qu’il n’est pas prévu de réformer ; et les filières qui resteront « à la portée » des élèves les moins dotés socialement, déjà sous-financées [3]. En tant qu'association défendant les intérêts des candidat·e·s aux métiers de la science politique --- “candidats” (parce que “non-permanents”) mais néanmoins enseignant·e et/ou chercheur·e --- , nous ne voulons pas d'un système universitaire qui contribue à durcir  des frontières sociales déjà si étanches.

Le faux problème du « scandale du tirage au sort » dissimule le vrai problème de la stagnation des dotations publiques accordées aux universités malgré l’augmentation constante des effectifs étudiants. Restreindre l’accès à l’enseignement universitaire permet au gouvernement de masquer les difficultés financières des établissements et leurs conséquences : sous-dotation en enseignant·e·s-chercheur·e·s, manque des personnels techniques et administratifs, précarisation de ces personnels et dégradation générale des conditions d’emploi, de travail et d’étude.

Nous sommes enfin interdits devant la manière dont se structure la réponse de l’Université à cette proposition de loi. Avant même qu’elles soient mises en débat et votées, ces nouvelles procédures ont été rapidement expliquées à des instances éparses pourtant sommées de réagir dans l’urgence. Il en résulte des discussions éclatées et prises sur la base d’informations parcellaires et divergentes. En science politique, ces « attendus » ou « pré-requis » ont été établis sans concertation publique par la conférence des doyens de droit et de science politique, à laquelle nous ne reconnaissons pas de légitimité à orienter seule une politique nationale pour la science politique.

En somme, l'ANCMSP soutient et se joint aux mobilisations qui s'opposeront à l'introduction de la sélection à l'université. L’importance sociale d’un système universitaire ouvert doit appeler notre discipline à se mobiliser pour que celui-ci reçoivent les investissements indispensables à ce que chaque bachelier·ère puisse construire son avenir le plus librement possible, avoir accès à la filière qui lui sied (à l’université ou non) et bénéficier des ressources requises pour mener à bien ses projets.

 

 

 

 

[1] Un chiffre qui cache des réalités bien plus complexes -- : http://www.lemonde.fr/campus/article/2017/11/21/41-6-des-bacheliers-reussissent-leur-premiere-annee-de-licence_5218170_4401467.html

[2] https://www.inegalites.fr/Les-milieux-populaires-largement-sous-representes-dans-l-enseignement-superieur?id_theme=17

[3] 15110€ / an pour les élèves en CPGE, 10210€ / an pour les étudiant·es de la fac

http://cache.media.education.gouv.fr/file/etat27-2017/41/4/DEPP-EE-2017-etat-ecole-2017_844414.pdf

[4]  En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/campus/article/2017/04/11/enseignement-superieur-350-000-etudiants-de-plus-d-ici-a-2025_5109537_4401467.html#HFjbmbojogrDRTc6.99

 

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ANCMSP - Association nationale des candidat-e-s aux métiers de la science politique

 

Créée en 1996, l'ANCMSP a vocation à collecter et diffuser toute information et toute opinion relatives aux recrutements universitaires et extra-universitaires, à la politique nationale de la recherche et à l’actualité scientifique, dans le domaine de la science politique et dans les disciplines proches - sociologie, histoire, etc.

 

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